Non, le français n’est pas nul en anglais !

Quelle est la fausse rumeur la plus répandue sur l’anglais ? Celle qui dit que le français est nul en anglais.

Non, le français n’est pas nul en anglais !

D’ailleurs, cette fausse croyance me hérisse les cheveux sur la tête à chaque fois que je l’entends.

Car le véritable problème est là : non seulement on y croit, mais en plus, on transmet cette idée à nos enfants, de générations en générations.

Soyons clair : les français ont plus de difficultés à parler anglais que nos voisins européens. Mais ce n’est pas écrit dans l’ADN du français. Cette difficulté à s’exprimer en anglais s’explique par des raisons toutes simples.

Je vais analyser ces causes avec vous pour vous montrer comment parler anglais naturellement sans y passer des mois. Mettons fin au suspens tout de suite : c’est à la portée de chacun d’entre vous.

I. Pourquoi pense-t-on que le français est nul en anglais ?

 

 

Tout d’abord, prenons des chiffres officiels. Selon l’Ipsos, 7 français sur 10 ont du mal à parler anglais. C’est beaucoup.

De plus, Education First place la France en 29ème position (après la République Dominicaine) pour la maîtrise de l’anglais chez le français adulte.

Ces chiffres sont effrayants et donnent l’impression que le français est tout simplement incapable d’apprendre l’anglais.

Cependant, considérons ces statistiques autrement.

 

A. Que nous indiquent-elles réellement ?

Que nos méthodes d’apprentissage sont inadaptées à nos besoins, tout simplement !

J’ai d’ailleurs une bonne question pour vous.

Qui parmi vous a associé les cours d’anglais à des longues listes de verbes irréguliers à apprendre (pardon, à ingurgiter) par cœur ?

 

Vous l’avez bien compris, ce qu’on apprend à l’école ne nous permet pas de parler anglais sereinement.

Etudier l’anglais pendant 4 ans (au collège) et ne pas pouvoir exprimer ses idées clairement est anormal. Or, et je veux que vous en preniez conscience : ce n’est pas de votre faute !

 

Alors oui, vous pensez être nul en anglais car vous vous sentez ridicule lorsque vous articulez difficilement trois mots. Toutefois, cela ne signifie pas que vous êtes incapables de parler anglais mais seulement….qu’on ne vous a jamais donné les bonnes clés pour le parler.

 

II. Le bon état d’esprit pour devenir bon en anglais

La première étape consiste à comprendre que le ressenti « d’être nul » ne vient pas de vous.

J’en ai marre d’entendre les français passer à côté d’opportunités parce qu’ils s’estiment à tort mauvais en langues.

Il est grand temps d’arrêter de se mentir.

Tout le monde est capable d’apprendre et de parler une langue étrangère.

 

A. Créer un environnement propice pour parler anglais

 

Pour y parvenir, il faut être bien entouré.

Bon, d’accord, mais comment faire ?

En bref, il faut s’éloigner des structures « carrées » et « scolaires » dans lesquelles on ne sera à l’écoute ni de votre personnalité ni de vos besoins d’apprentissage.

On veut vous faire apprendre des listes de verbes irréguliers par cœur ? Fuyez.

Vous ne parvenez toujours pas à mener une conversation du quotidien au bout de 6 mois d’apprentissage ? Allez toquer à une autre porte.

 

B. Définir vos objectifs à court et long terme

Ensuite, vous devez définir vos objectifs.

Concrètement, dans l’idéal, qu’aimeriez-vous savoir dire en anglais dans 1 an ?

La réponse à cette question est ce qu’on appelle un objectif à long terme. Vous devrez le garder en tête tout au long de votre formation d’anglais.

 

L’autre question à vous poser est la suivante :

Qu’est ce que j’aimerais réussir à faire en anglais dans 3 mois ?

Cela sera votre objectif à court terme.

Une fois cet objectif réalisé, fixez-vous en un autre et ainsi de suite jusqu’à réussir votre objectif à long terme.

 

C. Le mode d’emploi pour parler anglais en quelques mois

Afin de bien parler anglais, votre apprentissage devra être axé sur l’expression orale, la compréhension orale, l’expression écrite et la compréhension écrite.

Néanmoins, selon votre objectif, demandez à insister sur un ou deux de ces axes en particulier.

Prenons un exemple : si votre objectif à long terme est de savoir parler anglais pour pouvoir parler avec les étrangers lorsque vous voyagez alors vous aurez surtout besoin de :

  • Vous exprimez naturellement en anglais à l’oral (expression orale)
  • Bien comprendre les anglophones (compréhension orale)

Deuxièmement, allez à l’essentiel.

Dans un premier temps, l’important est de comprendre et d’être compris.

  • Ainsi, obligez-vous à faire des phrases courtes et à arrêter de vous en vouloir lorsque vous ne trouvez pas « LE » mot que vous avez en tête en français.

Vous ne connaissez pas ce mot ? Peu importe ! Remplacez-le par un synonyme ou reformulez votre phrase autrement.

L’une des clés pour progresser rapidement en anglais, c’est de contourner les difficultés.

 

  • Que faire de la conjugaison ?

Pour parler anglais rapidement, concentrez-vous sur trois temps : le présent simple, le prétérit simple (temps du passé) et le futur simple.

Cela vous suffira amplement pour être compris(e). Bien sûr, au fil de votre apprentissage, vous vous concentrerez sur les autres temps grammaticaux pour apporter plus de fluidité et de précision à votre discours.

 

  • Et le vocabulaire dans tout ça ?

En voilà une question intéressante !

Bon, je me répète mais c’est pour votre bien :

Quand vous apprenez l’anglais, allez à l’essentiel. C’est nécessaire pour pouvoir s’exprimer sur des sujets du quotidien en seulement trois mois d’apprentissage.

Aller à l’essentiel signifie se concentrer sur le vocabulaire utile au quotidien.

Concrètement, il s’agit des expressions telles que ‘What’s up?’ ; ‘I’m fed up’ (J’en ai marre) ; ‘I’m starving’ (Je meurs de faim), ‘You’re welcome’ (De rien), etc. Oui, oui, nous avons besoin de telles expressions au quotidien 😊

Bien sûr, cela inclut aussi des thèmes de vocabulaire spécifique comme les émotions, les jours de la semaine, les mois, la météo, les moyens de transports, le shopping, les passions, les activités du quotidien, etc.

Ecrivez sur une feuille de papier tous les thèmes dont vous avez besoin pour vous exprimer au quotidien puis apprenez-les petit à petit.

 

  • Sur quels points grammaticaux se concentrer ?

 

Ah, la grammaire, notre meilleure ennemie… 😉

Ma réponse est simple : apprenez d’abord les éléments principaux, ce qui vous permettront d’être compris facilement.

Vous vous trompez tout le temps sur la place des adjectifs en anglais ? Franchement, ce n’est pas grave, on vous comprendra quand même. En revanche, il est important de savoir comment utiliser ‘CAN’ ou ‘MUST’ par exemple.

 

D. Comment améliorer l’oral en anglais ?

Là encore, votre but au début ne doit pas être de « parler comme un anglophone » mais de maîtriser les sons qui vous permettront d’être compris en anglais. Donc, on se concentre sur la prononciation des sons ‘h’ et ‘th’ pour commencer.

Il existe plusieurs moyens d’améliorer sa prononciation : en branchant son gps en anglais (pour habituer l’oreille aux sons), en écoutant des séries (et en appuyant sur pause pour répéter des sons de temps en temps), en utilisant des dictionnaires en ligne etc.

Et enfin : en parlant régulièrement avec des anglophones.

  • Ok, mais comment améliorer sa compréhension orale ?

Je ne vais pas faire dans l’original : tout simplement en écoutant régulièrement des audios en anglais. Que ce soient des podcasts, des vidéos youtube, des stories sur instagram de vos acteurs préférés ou encore des séries en V.O, vous trouverez forcément votre bonheur.

Attention cependant à bien choisir vos audios : l’accent doit être compréhensible pour vous ; vous devez actionner les sous-titres en français ; et enfin, l’audio doit porter sur un thème qui vous intéresse.

 

Le mot de la fin :

La légende grossière qui affirme que le français est nul en anglais est bonne à mettre à la poubelle. Ce sont des histoires qu’on se raconte, des mensonges bien pratiques pour ne pas faire d’efforts et rester dans sa zone de confort.

Bouchez vos oreilles devant ce genre de légendes urbaines qui finalement n’ont qu’une fonction : vous faire perdre confiance en vous. Vous avez toutes les clés en vous pour réussir à parler anglais.

Si tant de français sont mal à l’aise en anglais, c’est à cause d’une mauvaise méthode d’apprentissage. Rien de plus.

Avez-vous vous aussi été prisonnier de cette croyance si répandue selon laquelle un français ne peut pas parler anglais à moins d’être « doué en langues » ?

 

À très vite,

Caroline.

 

 

 

 

 

 

 

 

12 commentaires sur “Non, le français n’est pas nul en anglais !”

  1. Article super sympa. J’ai commencé à avoir envie d’apprendre l’anglais bien après l’école. A l’époque je ne supportais pas cette matière ni même ma prof ! Mais maintenant j’adore ça, je lis en anglais et regarde des que la télé en anglais. Je suis loin de tout comprendre mais je m’améliore de jour en jour 😊

  2. Merci pour cet article qui redonne le moral 🙂

    Effectivement ce sont les méthodes d’enseignement à l’école qui sont à revoir.
    J’ai utilisé mon compte de formation (CPF) pour perfectionner mon anglais. J’ai des cours de 1h30 avec un professeur particulier et là les progrès sont clairement au rendez vous.

    Pour celles et ceux qui veulent progresser, je leur conseillerai de faire la même chose!

    1. Merci Pierre pour ton témoignage.
      Pour ceux qui comme toi prennent un professeur particulier, surtout, écoutez-vous.
      L’une des clés de la progression en anglais, c’est la question de feeling avec les gens qui nous entourent.
      Donc, un seul mot d’ordre : fiez-vous à votre instinct 😊

      Ps : Bravo Pierre pour ta motivation !

  3. Merci pour cet article nécessaire pour en finir avec cette croyance limitante!
    Pour enseigner dans l’enseignement des langues étrangères pour adultes, je te rejoins sur le fait que nul n’est mauvais en langue de manière déterministe! Il s’agit en effet de remettre en question nos pédagogies. Je travaille sur la question de l’apprentissage dans des environnements naturels (et surtout forestiers), pour le moment avec un public d’enfants mais j’aimerais tester avec des adultes. Je suis persuadée (en tous cas c’est l’une de mes hypothèses de recherche) qu’un environnement sain, décontracté, bienveillant aide naturellement à apprendre (en particulier les langues étrangères, où nous avons tant peur du regard de l’autre!)
    Encore merci pour ce bel article!

    1. Coucou Laura,

      Je partage complètement ton avis. Pour moi, il est même impossible (et aberrant) d’apprendre une langue dans un environnement où on ne se sentirait ni bien, ni à l’aise. Apprendre une langue rapidement est possible lorsqu’on est entouré de personnes avec qui on se sent bien. Le feeling avec les enseignements est super important pour progresser en s’amusant. En fin de compte, l’apprentissage de l’anglais, c’est la rencontre magnifique d’autres personnes, qui apportera autant au prof qu’aux élèves (petits et grands bien sûr).
      Bonne soirée,
      Caroline.

    1. Merci à toi. Oui, absolument, c’est vrai pour toutes les langues. On a toutes les capacités en nous pour réussir, gagner en liberté et s’ouvrir à d’autres horizons en apprenant de nouvelles langues.

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